PÉAN
PÉAN (du grec païan). C’était, à l’origine, un hymne de louange adressé à Apollon, dieu de la Guérison (Iliade I, 473), joint à une prière. Il servait aussi à célébrer une victoire (Iliade XXII, 391) et on le chantait parfois lors des festins, après les libations. Devenu genre poétique, on l’étendit au culte d’autres dieux tout en gardant le refrain traditionnel « Ié Païan » (= Salut, dieu guérisseur!) — p. ex. le p. delphique de Philodamos en l’honneur de Dionysos (voir J.U. Powell…